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JOUR 4 — BaZi, horoscope et divination : ne pas tout confondre

Photo du rédacteur: Ars BaZi - Les Souffles du Temps
Ars BaZi - Les Souffles du Temps
25 sept.
4 min de lecture

Ce que vous allez comprendre aujourd’hui


Vous êtes peut-être de ceux qui sourient lorsqu’on leur dit : « Vous êtes Coq, donc vous êtes comme ceci. » Ou : « Vous êtes Scorpion, donc vous réagissez comme cela. »

Et vous avez raison de vous méfier.

Répartir des millions de personnes entre douze signes produit nécessairement des descriptions très générales. Une seule étiquette ne peut pas raconter la complexité d’une personne.

Mais essayons quelque chose.


D’un signe à une véritable composition


Prenons les douze animaux du calendrier chinois et, uniquement pour comprendre l’ordre de grandeur, supposons qu’ils soient répartis régulièrement.

Même animal pour l’année : environ 1 chance sur 12. Même animal pour l’année et le mois : environ 1 chance sur 144. Ajoutons le jour : environ 1 chance sur 1 728. Ajoutons l’heure : environ 1 chance sur 20 736.

Et nous n’avons encore regardé que les animaux.

Le BaZi va beaucoup plus loin. Chacun des quatre moments — année, mois, jour et heure — possède une seconde information qui vient compléter la première.

Lorsque l’on considère les quatre piliers dans leur composition complète, on arrive théoriquement à 518 400 architectures BaZi possibles.

518 400.


Ce chiffre ne prouve évidemment pas que le BaZi « fonctionne ». Ce n’est pas non plus une statistique démographique disant que chacun de nous aurait exactement une chance sur 518 400 de rencontrer son double.

Il montre simplement quelque chose de très intéressant : entre « je suis Coq » et une carte complète, nous avons changé d’échelle.

Nous sommes passés d’une étiquette à une composition.

Et pourtant, même 518 400 configurations ne suffisent pas à faire de nous 518 400 modèles d’êtres humains. Deux personnes pourraient posséder une architecture de naissance très proche, voire identique, sans vivre la même existence.

Parce qu’une carte n’est jamais tout le territoire.

Le lieu diffère. Le climat diffère. La famille, l’éducation, les rencontres, le corps, les expériences et les choix diffèrent.


Douze animaux du zodiaque chinois faisant face à une composition BaZi plus complexe fondée sur les quatre piliers et les cinq éléments.

Horoscope, divination et BaZi : trois démarches différentes


L’horoscope populaire part généralement d’une grande catégorie : un signe, une période, puis une tendance proposée à toutes les personnes appartenant à cette catégorie.

La divination part plutôt d’une question et d’un moment : face à une situation précise, qu’est-ce que ce moment permet d’observer ?

Le BaZi suit encore une autre voie. Il commence par composer une carte du temps correspondant à la naissance, puis cherche à comprendre comment les différentes informations présentes dans cette carte se répondent.

Il ne demande donc pas seulement : « Quel est votre signe ? »

Il demande plutôt : « Dans quel paysage ce signe se trouve-t-il ? »


Le même élément peut raconter deux paysages différents


Prenons quelque chose que nous connaissons tous : l’Eau.

Imaginez une pluie fine d’automne. Puis une petite source au milieu d’un été brûlant.

Nous pouvons écrire EAU dans les deux cas. Mais est-ce réellement la même Eau ?

Non.

La température change. L’humidité change. Le sol change. La saison change. Ce qui entoure l’Eau change. Sa manière de circuler change.

Le mot est identique. Le paysage ne l’est pas.

Voilà pourquoi une information isolée nous apprend finalement assez peu de choses. Elle commence à prendre du sens lorsque nous regardons ce qui l’entoure.


Deux paysages montrent l’Eau en BaZi : une pluie froide d’automne et une source claire dans un environnement chaud et sec.

Depuis le début, nous apprenons à regarder


Nous retrouvons exactement ce que nous avons commencé à faire ensemble depuis le début de cette série.

Jour 1 : découvrir une carte du temps. Jour 2 : apprendre à regarder avant d’expliquer. Jour 3 : observer le Yin et le Yang à travers des réalités très simples — chaud, froid, mouvement, transformation.


Aujourd’hui, nous ajoutons une nouvelle étape :

COMPARER.


Ne pas chercher immédiatement une définition. Regarder deux paysages. Voir ce qui change. Sentir lequel paraît plus chaud, plus froid, plus sec, plus humide, plus concentré ou plus mobile. Puis seulement essayer de comprendre pourquoi.


Le climat extérieur et le climat intérieur


Il existe encore une raison pour laquelle une carte ne peut jamais résumer entièrement un être humain : nous ne vivons pas hors du monde.

La lumière, la température, les saisons, l’humidité ou la sécheresse influencent concrètement nos rythmes, notre sommeil, notre activité et notre manière d’habiter notre environnement.

Notre peau marque une frontière, mais ce n’est pas un mur.

Dans la vision traditionnelle chinoise, cette idée est poussée plus loin : l’être humain est considéré comme un petit paysage vivant au sein d’un paysage plus vaste.

Le climat extérieur et le climat intérieur ne sont pas totalement séparés. Ils communiquent, se répondent et se modifient continuellement.


Compter ne suffit pas


Il n’est donc pas nécessaire d’opposer brutalement le rationnel au symbolique.

Le rationnel nous aide à compter, distinguer et comparer. L’observation nous apprend à regarder ce que ces chiffres ont assemblé. Le ressenti nous permet ensuite de percevoir un paysage avant même de savoir complètement l’expliquer. Puis l’analyse revient pour mettre des mots sur ce que nous avons observé.

Les chiffres nous ont conduits jusqu’à 518 400 configurations possibles. Mais arrivés là, ils ne peuvent plus regarder le paysage à notre place.

C’est peut-être ici que la carte commence réellement à se rapprocher du territoire.

On compte. On observe. On compare. On ressent. Puis on cherche à comprendre.

Et quelque part entre la précision de la carte et la finesse du regard commence l’art du BaZi.


Une carte BaZi stylisée se transforme en paysage naturel de montagnes et de rivière sous le regard d’un observateur.

À vous de regarder


Aujourd’hui, choisissez un même élément dans deux paysages différents.

De l’Eau sous la pluie et de l’Eau sous un soleil brûlant. Du Bois dans une forêt humide et du Bois sur une terre sèche. Du Métal brut et du Métal travaillé.

Puis posez-vous simplement quelques questions.

Qu’est-ce qui change autour de lui ? La température ? L’humidité ? La saison ? La quantité ? Le mouvement ? Le soutien ?

Ne cherchez pas encore à interpréter.

Comparez.

Demain, nous verrons le premier piège qui nous attend lorsque nous commençons à interpréter : prendre une tendance pour une fatalité.


À retenir aujourd’hui


Un signe isolé ne suffit pas à raconter un thème.

Le BaZi ne regarde pas seulement ce qui est présent, mais dans quel paysage cela se trouve.

On compte d’abord. Puis on observe. Et seulement ensuite, on commence à interpréter.

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