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JOUR 14 — LES QUATRE REPÈRES DE LA CARTE

Photo du rédacteur: Ars BaZi - Les Souffles du Temps
Ars BaZi - Les Souffles du Temps
9 oct.
4 min de lecture

Depuis plusieurs jours, nous avançons lentement dans une carte BaZi.

Nous avons commencé loin de la maison, avec le pilier de l’Année. Puis nous nous sommes rapprochés avec le Mois, sa saison et son climat. Avec le Jour, nous avons atteint le seuil et rencontré le Maître du Jour. Avec l’Heure, nous avons franchi la porte pour regarder ce qui se développe, se prolonge ou cherche à prendre forme.

Hier, nous avons même déplacé une pièce de cette architecture. En changeant uniquement l’heure de naissance, nous avons vu qu’un pilier entier pouvait changer, avec son Tronc, sa Branche et les nouvelles relations qu’ils allaient entretenir avec le reste de la carte.

Aujourd’hui, nous n’allons rien ajouter.

Pas de nouvelle règle.

Pas de nouveau vocabulaire.

Pas de nouvelle interaction à apprendre.

Nous allons simplement vérifier que la maison tient debout dans notre mémoire.


Premier repère — quatre Piliers


Illustration des quatre Piliers du BaZi : Année, Mois, Jour et Heure, présentés comme quatre repères pour comprendre l’architecture visible d’une carte.

Une carte BaZi est construite autour de quatre positions :

HEURE — JOUR — MOIS — ANNÉE

Ces quatre Piliers correspondent à quatre moments de la naissance, mais ils ne sont pas de simples indications de calendrier.

Ils constituent l’architecture visible de la carte.

Pour nous aider à les distinguer, nous avons utilisé quatre images :

L’Année : le paysage.Le Mois : le terrain et la saison.Le Jour : le seuil.L’Heure : l’intérieur et l’ouverture.

Il ne s’agit pas de définitions rigides à apprendre comme des formules.

Ce sont des repères pour commencer à regarder la carte dans le bon ordre.


Deuxième repère — Ciel au-dessus, Terre en dessous


Chaque Pilier possède deux niveaux.

Au-dessus : un Tronc céleste.

En dessous : une Branche terrestre.

Quatre Piliers donnent donc huit signes visibles.

Mais nous savons désormais qu’une carte BaZi n’est pas simplement composée de huit cases auxquelles nous pourrions attribuer huit morceaux égaux d’une personnalité.

Le Ciel et la Terre n’occupent pas la même place.

Les quatre positions non plus.

Et surtout, les signes ne restent pas isolés.

Ils commencent à se répondre.


Troisième repère — le Maître du Jour


Parmi les huit signes visibles, l’un d’eux devient notre principal point de référence :

le Tronc céleste du pilier du Jour.

C’est lui que nous appelons le Maître du Jour.

Dans la carte que nous avons utilisée ces derniers jours, le Jour était :

Xin, Métal Yin, sur Lapin, Bois Yin.

Le Maître du Jour était donc :

Xin, Métal Yin.

Pas le Lapin.

Pas l’ensemble du pilier.

Le Tronc du Jour.

Cette distinction va devenir essentielle, car lorsque nous commencerons à étudier les relations entre les éléments, nous observerons beaucoup de choses à partir de ce point de référence.


Schéma des quatre Piliers avec Tronc céleste au-dessus et Branche terrestre en dessous, mettant en évidence Xin, le Maître du Jour, dans le pilier du Jour.

Quatrième repère — le Mois donne le climat


Nous avons également découvert quelque chose qui reviendra souvent dans cette série :

tous les éléments présents dans une carte ne possèdent pas automatiquement la même force.

La saison compte.

Et c’est notamment le pilier du Mois qui nous permet de comprendre dans quel moment de l’année la carte prend naissance.

Un Bois de printemps, un Feu d’été, un Métal d’automne ou une Eau d’hiver ne se trouvent pas dans le même environnement.

Avant de compter, il faut regarder le climat.

Avant de conclure qu’un élément est « beaucoup » ou « peu », il faut comprendre dans quelle saison il se trouve.

C’est l’une des raisons pour lesquelles une carte ne peut pas être réduite à de simples pourcentages.


Cinquième repère — rien n’existe tout à fait seul


Hier, nous avons changé l’Heure.

Ji sur Bœuf est devenu Geng sur Tigre.

Trois Piliers sont restés exactement les mêmes.

Pourtant, nous avons compris que la lecture devait être réexaminée.

Pourquoi ?

Parce qu’un nouveau Tronc rencontre différemment les autres Troncs.

Une nouvelle Branche possède une structure interne différente.

Et cette Branche entretient également de nouvelles relations avec les trois autres Branches de la carte.

Changer une pièce ne remplace pas toute la maison.

Mais cela peut changer la circulation à l’intérieur de la maison.

Cette idée va nous accompagner très longtemps.


La phrase à retenir


Un thème BaZi n’est pas huit signes posés côte à côte : c’est une architecture dans laquelle chaque Souffle rencontre les autres.


Et vous, êtes-vous bien dans votre maison ?


Maison ouverte sur plusieurs pièces, certaines lumineuses et d’autres plus fermées, illustrant la manière dont une carte BaZi peut être pensée comme une maison intérieure à habiter.

L’allégorie de la maison, nous la reprendrons.

Elle va encore nous accompagner longtemps.

Le thème de Churchill, peut-être pas. Nous irons peut-être vers quelqu’un d’autre. Cette série se construit aussi au fil des jours, des questions et de ce que nous aurons envie d’observer ensemble.

Une part du chemin restera donc volontairement ouverte.

Mais la maison, elle, restera.

Car bientôt, la question ne sera plus seulement de savoir reconnaître son paysage, son terrain, son seuil ou ses différentes pièces.

La question deviendra beaucoup plus personnelle :

Est-ce que vous êtes bien dans votre maison ?

Certaines pièces sont-elles faciles à habiter ?

D’autres plus difficiles à utiliser ?

Certaines semblent-elles prendre toute la place tandis que d’autres restent presque fermées ?


Y a-t-il des endroits où l’on circule naturellement, et d’autres où quelque chose semble toujours demander davantage d’effort ?

Nous apprendrons progressivement à regarder cela autrement.

Non pour décider qu’une maison est « bonne » ou « mauvaise », mais pour développer notre discernement : comprendre ce qui fonctionne déjà, ce qui demande davantage d’attention et ce que le temps qui passe peut parfois venir soutenir, déplacer ou rendre possible.

Car observer une carte ne sert pas seulement à décrire ce qui existe.

Cela peut aussi nous apprendre à reconnaître les moments où quelque chose devient plus accessible.

Et peut-être, lorsque l’occasion se présente, à saisir une opportunité pour mieux habiter sa propre maison.


Avant d’aller plus loin


Il y a quatorze jours, une carte BaZi pouvait encore ressembler à un ensemble de signes mystérieux.

Aujourd’hui, nous savons déjà la regarder autrement.

Nous savons reconnaître les quatre colonnes.

Nous savons distinguer le Ciel de la Terre.

Nous savons trouver le Maître du Jour.

Nous savons que le Mois nous parle notamment de saison et de climat.

Et nous avons commencé à comprendre que changer une partie de la carte peut modifier les relations de l’ensemble.


Nous n’avons encore presque rien interprété.

Et pourtant, nous avons déjà appris quelque chose de fondamental :

avant de vouloir expliquer une carte, il faut savoir la regarder.

Aujourd’hui, nous rangeons simplement les outils sur la table.

Demain, nous les reprendrons.


Car maintenant que nous savons où se trouvent les pièces de la maison, nous allons pouvoir commencer à observer ce qui circule entre elles.

Et c’est là que le BaZi commence véritablement à devenir vivant.


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